Jordan Molet, étudiant en thèse

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Jordan Molet, 24 ans, passionné de sciences depuis toujours, j’ai également une affinité pour la fiction notamment au travers de la lecture de comic books. Etant originaire du Sud-Ouest, une partie de moi est adepte de la culture de l’ovalie.

Quelle est votre fonction ici au LAB et depuis quand ?

J’ai intégré l’équipe Formation Stellaire du LAB en octobre 2016 en tant que doctorant, encadré par Didier Despois et Nathalie Brouillet. Je viens donc de commencer ma 2ème année de thèse.

Sur quoi travaillez-vous ?

Mon sujet de thèse est « Molécules au cœur de la nébuleuse d’Orion : observations et modélisation ». En fait, mon champ d’étude s’élargit aux régions de formation d’étoiles massives et consiste, grâce à des moyens de radioastronomie, d’étudier la composition moléculaire et son évolution dans le milieu interstellaire. Plus de 150 molécules ont été détectées dans le milieu interstellaire, dont une partie d’entre-elles complexes (avec plus de six atomes). Il est intéressant de comprendre les mécanismes de leur formation et les indications physiques quelles nous renseignent sur le milieu, de plus derrière cela demeurent des questions exobiologiques : Comment les premières molécules du vivant sont-elles apparues? L’observation de telle ou telle molécule permet-elle de mettre en évidence la (future) présence d’une vie extraterrestre? La complexification, depuis les atomes créés au cœur des étoiles jusqu’aux molécules du vivant, pose de nombreuses questions et l’étude du milieu interstellaire est nécessaire pour répondre à une partie de celles-ci.

Quel a été votre parcours jusque là ?

J’ai suivi un parcours assez classique pour arriver jusqu’au doctorat. Suite à un Bac S passé à Arcachon, j’ai continué vers une Licence de Physique puis un Master recherche en Physique à l’Université de Bordeaux. Le contenu du parcours étant assez large, je me suis spécialisé vers une coloration Noyaux, Plasma et Univers.

Qu’est-ce qui vous a poussé à faire une thèse en astrophysique ?

J’ai toujours été intrigué par les sciences, et plus particulièrement l’astrophysique, en effet vers mes 12 ans j’étais membre du club astronomique Bételgeuse. Etant donné que de nombreux domaines de la Physique m’intéressent, même en master je n’avais pas de choix définitif sur la spécialité de ma poursuite en thèse. J’estime avoir eu la chance d’effectuer au cours de mes études différents stages, en astrophysique, physique atomique et physique des particules. C’est l’astrophysique qui m’a le plus séduit, et plus particulièrement mon sujet de thèse de par son côté interdisciplinaire. J’ai l’occasion de rencontrer des chimistes, des géologues, des biologistes… grâce à ce choix qui est finalement en accord avec mes fascinations d’enfant : l’espace, les étoiles, l’infiniment petit et l’infiniment grand, la vie.

Les radiotélescopes, tels les antennes qui composent l’interféromètre ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array), peuvent être utilisés pour observer le spectre rotationnel des molécules du milieu interstellaire dans le domaine millimétrique et ainsi identifier sa composition.

Crédit photo : ESO/C. Malin