Marina Studniarek, ingénieure d’étude

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Marina Studniarek, 29 ans, je suis originaire de Toulouse et j’habite à Bordeaux depuis maintenant 9 ans.

Quelle est votre fonction au LAB et depuis quand ?
J’ai commencé au LAB en tant qu’ingénieure de recherche en microélectronique en novembre 2011 au sein de l’équipe d’électronique. J’ai ensuite passé le concours pour un poste de titulaire ingénieure d’étude en conception électronique analogique et mixte en 2013.

Quel a été votre parcours ?
A la fin du lycée, je ne savais pas du tout quoi faire. Je suis donc partie en classe préparatoire physique chimie sciences industrielles à Toulouse car cela me paraissait être l’option qui me donnerait le plus de choix plus tard. A la suite des concours, j’ai intégré l’ENSEIRB à Bordeaux en filière électronique, pour finalement me spécialiser en dernière année en circuit et système intégrés. J’ai réalisé mon stage de fin d’étude à STmicroelectronics d’Aix en Provence, ce qui m’a conforté dans mon choix de travailler en microélectronique. Voulant retourner dans le sud-ouest, j’ai cherché ensuite un poste sur Bordeaux et grâce à ma directrice de promotion, j’ai pu postuler sur le poste de CDD microélectronique proposé par le LAB. A l’époque je ne savais pas où était situé Floirac ni même ne connaissais l’existence de l’observatoire ! J’ai découvert petit à petit le monde de l’astrophysique et lorsqu’un poste d’ingénieur d’étude a été conservé suite au départ à la retraite de Jean-Marc Desbats, j’ai postulé sur concours et j’ai intégré le LAB en tant que titulaire.

Qu’est-ce qui vous a poussé à travailler dans la recherche publique en astrophysique ?
Honnêtement, le hasard ! J’ai fait des études assez généralistes qui auraient pu m’envoyer dans n’importe quel secteur (l’électronique est assez présente partout !). J’ai simplement saisie l’opportunité d’un poste qui correspondait à ma formation et à ce que je voulais faire plus tard.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre travail au sein du laboratoire ?
Mon cœur de métier est la conception d’ASIC, c’est-à-dire des circuits intégrés à application dédiée utilisant des technologies de l’ordre de la dizaine de nanomètre. Comme ce sont des technologies qui coûtent très chères, il n’était pas possible que j’en fasse ma seule activité au sein de l’équipe d’électronique. Petit à petit, mon travail a donc évolué, grâce au support de Stéphane Gauffre, vers de la conception de carte hardware très haute fréquence ainsi que de la modélisation électromagnétique. Je m’occupe également de la maintenance Alma avec Stéphane Gauffre et Zahroudin Salim. C’est-à-dire que lorsqu’un module du back-end ALMA (le module après le récepteur de l’antenne comprenant le digitizer qui transforme le signal reçu en signal numérique et la partie traitement du signal) tombe en panne au Chili et qu’ils ne trouvent pas de cause évidente, les modules sont renvoyés au laboratoire pour investigation et réparation. Je passe aussi un peu de temps dans le laboratoire d’électronique (secteur spécial du bâtiment où se trouve les paillasses de test, la salle de soudure, la salle de stockage et la salle grise à accès limité où le port de blouse est obligatoire et le revêtement du sol est spécialement conçue pour limiter les décharges électrostatiques) pour tester les cartes que l’on a conçues ou des composants que l’on souhaiterait utiliser sur nos cartes. Je travaille principalement pour deux gros projets d’interféromètre, la nouvelle version d’ALMA et le projet SKA. Normalement, je devrais commencer aussi à travailler pour le projet du satellite SPICA.

Dessin de masque (layout) finale d’un ASIC ADC très haute fréquence conçue en BiCMOS130nm de STmicroelectronics dans l’objectif d’une mise à jour du back-end d’ALMA.

Parmi vos tâches qu’est ce que vous appréciez le plus ?
Difficile de faire un choix ! Ce que j’aime justement dans ce travail c’est d’avoir une multitude de taches différentes.