Pascal Truchelut, technicien de laboratoire au service mécanique

Truchelut PascalPouvez-vous vous présenter brièvement ?
Pascal Truchelut, 52 ans, technicien au Laboratoire d’Astrophysique de Bordeaux au sein du service mécanique, passionné par notre univers et notre système solaire. Et là, je peux dire que je suis bien placé pour la pratique de mon métier et celui de ma passion !

Quelle est votre fonction au LAB et depuis quand ?
Je suis technicien de laboratoire à l’université de Bordeaux depuis Septembre 2002 et je réponds aux besoins des équipes de recherche avec lesquelles je collabore sur leurs projets en astronomie nécessitant la fabrication d’éléments structurels mécaniques.

Quel a été votre parcours ?
J’ai débuté mon métier à la sortie de mes études dans les années 80 et j’ai commencé par travailler dans diverses sociétés privées en fabrication mécanique. Après quelques années, en 1994, j’ai été recruté au sein de l’université via un concours externe sur un poste de technicien dans ce domaine. Depuis, je suis toujours en poste dans cette fonction et je ne regrette pas mon choix.

Exemple d’un élément structurel réalisé par Pascal Truchelut courant 2018. Chacun des trous, lacunes et cavités ont été creusés à partir d’un bloc de brut initial.

Qu’est-ce qui vous a poussé à travailler dans un établissement de recherche publique en astrophysique ?
En fait, j’ai débuté à l’université dans un autre laboratoire de recherche publique avant de travailler dans un laboratoire d’astrophysique. En changeant de site, je me suis retrouvé dans cet autre domaine de recherche que j’affectionne.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre travail au sein du laboratoire ?
La première étape dans la réalisation d’éléments structurels pour les projets en astronomie est l’étude des procédés possibles pour leur fabrication. La forme aboutie de chaque pièce est prédéfinie dans le projet soumis et mon travail consiste d’abord à établir la meilleure marche à suivre dans l’enchaînement des opérations pour la fabrication des pièces mécaniques. Ensuite, d’après ces plans de réalisation, je pars de bruts de matière, bien souvent de l’aluminium, aux dimensions correspondantes à celles des pièces à réaliser que je creuse à l’aide de différentes machines-outils conventionnelles et numériques 3 axes (axes X-Y-Z) afin d’obtenir la forme finale escomptée. C’est donc un processus de fabrication par extraction de matière au moyen d’outils coupants (fraise monobloc ou fraise à plaquettes carbures de différents diamètres). Ces machines me permettent de répondre aux demandes émanant de plusieurs laboratoires de l’INSU (Institut National des Sciences de l’Univers) avec lesquels nous collaborons également dans le domaine spatial.

Parmi vos tâches, qu’est-ce que vous appréciez le plus ?
C’est de pouvoir être polyvalent et donc autonome dans mon activité. En sachant utiliser les différents types de machines, cela me permet de fabriquer l’ensemble des pièces et éléments, du début jusqu’à la fin, sans avoir besoin de passer la main à d’autres collègues. C’est gratifiant et valorisant.