Wilfried d’Anna, ingénieur

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? 

Wilfried d’Anna, plus connu sous le nom de Willy, 42 ans marié, deux greemlins, pas de chien et ni de chat. J’aime bien le sport et les voyages.

Quel a été votre parcours ?

Étant attiré dès ma plus jeune enfance par l’astronomie, j’ai orienté mes études afin de pouvoir travailler dans un observatoire, mon choix s’est alors porté sur l’électronique et informatique industrielle. J’ai donc décidé de suivre des études liées à l’électronique et à l’informatique industrielle (j’ai obtenu successivement un BEP, un BAC et un DUT). J’ai eu l’occasion d’effectuer mon stage d’IUT sous l’encadrement de Françoise Billebaud dans l’équipe alors appelée « Planétologie ». A la fin de celui-ci, un CDD de trois ans m’a été proposé au sein du laboratoire dans l’équipe Aéronomie sous la direction de Jérôme de la Noé. J’ai alors décidé de ne pas poursuivre mes études en école d’ingénieur et j’ai intégré le laboratoire en juillet 1999. En 2002, j’ai été recruté suite à un concours CNRS pour une affectation au LAB en tant que assistant ingénieur dans l’équipe Aéronomie. Après le déménagement de cette équipe au laboratoire d’Aérologie de Toulouse, j’ai décidé de rester au LAB et j’ai intégré l’équipe Electronique en 2005.

Quelle est votre fonction ici au LAB et depuis quand ? 

Je suis rentré au LAB en tant qu’assistant ingénieur en 1999, titulaire en 2002 et je suis passé ingénieur d’étude en 2015. Je travaille au sein de l’équipe d’électronique.

Qu’est-ce qui vous a poussé à travailler dans la recherche publique en astrophysique ?

Étant attiré par l’astronomie et astrophysique, le but pour moi était de travailler dans un observatoire afin de pouvoir contribuer à des grands projets spatiaux et terrestres dédiés à la recherche.

Quelles sont vos tâches ? 

En étroite collaboration avec mes collègues électroniciens, je contribue à l’étude et à la conception de systèmes numériques de traitement du signal large bande (plusieurs Giga Hertz) ou de contrôle et commande d’instruments, au moyen de technologies de type composants logiques programmables (FPGA), microcontrôleurs (32 bits) ou systèmes embarqués (FPGA intégrant un microcontrôleur).

Modèle de Vol de la carte DPU, Instrument SuperCam, Mission Mars 2020

Je travaille à la programmation de microcontrôleurs embarqués (langage C) et à la conception de firmware (à partir du langage VHDL et d’outils CAO) pour des composants de logique.

Une autre de mes tâches principales est de valider et tester ces systèmes numériques au moyen de matériels et d’outils logiciels spécifiques. Afin de valider ces systèmes numériques, je développe des interfaces graphiques permettant de communiquer avec nos bancs de test, en langage Python et à l’aide de bibliothèques graphiques.

J’effectue également du travail de R&D.

Les principaux projets sur lesquels j’ai travaillé ces dernières années, sont : ALMA TFB, Exomars Raman, Mars 2020 Supercam,

Parmi ces tâches qu’est ce que vous appréciez le plus ?

J’apprécie le fait de travailler en équipe sur plusieurs projets à la fois, concevoir un code et voir que tout fonctionne. C’est une grande satisfaction personnelle.